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Citoyenne de Municipalité de Cantley disparue depuis le 10 mai 2008

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**** ARTICLE DU JOURNAL LE DROIT ****

La Sûreté du Québec (SQ) est persuadée que quelqu’un, quelque part, sait quelque chose dans une affaire non résolue depuis plus de 17 ans, en Outaouais.

La police souhaite obtenir de nouvelles informations sur la disparition de Marie-Claude Chrétien, de Cantley, qui n’a pas été revue depuis tard le soir du 10 mai 2008.

Mme Chrétien, qui habitait sur la rue de Vinoy, avait 38 ans au moment de sa disparition. La femme pourrait avoir été victime d’un homicide, croient les autorités.

«Il y a des gens qui ont été en contact avec elle dans les jours avant sa disparition et la journée où elle est disparue. C’est certain qu’il y a quelqu’un qui sait quelque chose», explique le sergent Eric Bolduc, aussi lieutenant intérimaire à la division des disparitions et des dossiers non résolus de la SQ, lors d’une entrevue accordée au Droit.

Dans les jours, les semaines et les années qui ont suivi la disparition de Mme Chrétien, la police a reçu des informations, des personnes ont été rencontrées, mais le mystère demeure entier.

La fille de Mme Chrétien, Casandra Bastien, avait 18 ans au moment de la disparition de sa mère. Son plus grand souhait est de la retrouver vivante. Mais elle est consciente que les chances sont très minces.

«Chaque année, nous apportons des fleurs pour ma mère à l’endroit où elle a été vue pour la dernière fois, sur la rue de Vinoy. On va se recueillir. Nous envoyons une lanterne pour elle dans le ciel», raconte avec émotion Mme Bastien.

«Elle est encore très présente. Elle a deux petites-filles. Nous avons le droit d’avoir des réponses à tout cela, après toutes ces années. On l’aime beaucoup», poursuit-elle, ajoutant que son deuil ne peut être fait tant que ses restes n’auront pas été trouvés.

C’est la Sécurité publique de la MRC des Collines-de-l’Outaouais qui avait pris le dossier en charge, à l’époque. Le corps policier croyait que la femme avait été victime d’un acte criminel.

Le dossier a été transféré à la division des crimes contre la personne de la SQ en septembre 2017, presque une décennie plus tard, puis s’est retrouvé dans les bureaux de la Division des disparitions et des dossiers non résolus.

La SQ doute que Mme Chrétien ait décidé de partir d’elle-même, sans laisser de trace.

«Peut-elle avoir refait sa vie ailleurs? Ce n’est pas impossible. Mais pour moi, avec l’expérience que j’ai, c’est très peu probable. Je crois qu’elle a été victime d’un crime, et on n’a pas retrouvé son corps», explique le sergent Bolduc.

«Je pense que, malheureusement, c’est ce qui est arrivé, poursuit-il. Elle ne méritait pas de mourir par homicide.»

Après toutes ces années, si la femme de Cantley a été victime d’un meurtre, la SQ cherche des ossements.

«Ça va nous prendre des informations précises, parce qu’après toutes ces années, ce n’est pas facile de tomber sur des restes humains», souligne l’enquêteur.

«Quand on a une nouvelle information, on la vérifie, et si ça amène à rencontrer des gens ou à se déplacer sur le terrain, on va le faire. Mais nous n’avons pas eu, dernièrement, une information nous permettant de faire un bond vers l’avant dans le dossier.»

La police ne veut pas reléguer le dossier aux oubliettes.

«Il fait partie de ma liste de dossiers qui impliquent des femmes qui ont été victimes de crimes. Ce sont toujours des dossiers que je vais considérer comme importants et prioritaires», a indiqué le sergent Bolduc.

Même après tant d’années, il est possible d’obtenir de nouveaux indices. L’enquêteur rappelle qu’un suspect a tout récemment été arrêté, puis accusé d’homicide involontaire, dans un dossier datant de 1979, dans le Bas-Saint-Laurent. En juin dernier, deux hommes ont été arrêtés en lien avec le meurtre d’un Montréalais à Rawdon, en 1998.

Toute personne qui possède des informations sur la disparition de Marie-Claude Chrétien peut les communiquer à la centrale des informations criminelles de la SQ au 1-800-659-4264 ou sur la page web, 24 heures sur 24.

La SQ a quelque 825 cold cases dans ses dossiers, à l’échelle de la province, allant du début des années 1960 jusqu’aux environs de 2020. La plupart sont liés au crime organisé.